The Pollinators / Les Pollinisateurs
Essayons de comprendre ce dont et de qui nous parlons lorsque nous parlons des pollinisateurs, pourquoi ils sont importants, pourquoi le petit rituel a un si grand impact et, peut-être le plus important pour nous en tant que jardiniers, ce que nous pouvons faire à notre petite échelle pour aider à maintenir ces écosystèmes en difficulté en vie. Ce sont de petits actes de résistance qui créent des changements à grande échelle !
« De grandes choses sont faites par une série de petites choses rassemblées. »
― Vincent Van Gogh
Alors, parlons de Pollinisation
La pollinisation est le processus par lequel le pollen de la partie mâle d’une fleur, l’anthère, est transféré à la partie femelle, le stigmate, soit de la même fleur, soit d’une autre fleur de la même espèce.
Ce transfert permet la fécondation, ce qui conduit à la production de graines et de fruits.
Il existe plusieurs manières dont la pollinisation peut se produire.
- L’auto-pollinisation se produit lorsque le pollen se dépose sur le stigmate de la même fleur ou d’une autre fleur sur la même plante. Cette méthode assure la reproduction même lorsque les pollinisateurs sont rares, mais elle entraîne moins de diversité génétique.
- La pollinisation croisée, en revanche, se produit lorsque le pollen est transféré entre les fleurs de différentes plantes de la même espèce. Cette méthode favorise la diversité génétique et des descendants plus robustes, mais nécessite généralement un vecteur, tel que le vent, l’eau ou les animaux, pour transporter le pollen.
Certaines plantes dépendent de la pollinisation abiotique (non vivante), où des forces naturelles comme le vent ou l’eau déplacent le pollen. wind or water move pollen.
Les plantes pollinisées par le vent, telles que les graminées et les céréales comme le blé et le maïs, libèrent de grandes quantités de pollen léger dans l’air.
Les plantes pollinisées par l’eau, principalement aquatiques, permettent au pollen de flotter à la surface de l’eau.
La majorité des plantes à fleurs, cependant, sont pollinisées par les animaux, en particulier les insectes. Ces pollinisateurs biotiques transfèrent le pollen tout en se nourrissant de nectar ou de pollen.
Les abeilles, y compris les abeilles domestiques, les bourdons et les abeilles solitaires, sont les plus efficaces car leurs corps poilus capturent le pollen et le déplacent d’une fleur à l’autre lors de leur butinage.
Les papillons et les papillons de nuit utilisent leur longue trompe pour boire le nectar, et le pollen se colle à leurs pattes et à leurs ailes ; les papillons de nuit pollinisent souvent la nuit. Les syrphes et autres mouches sont attirés par les fleurs aux structures ouvertes ou aux odeurs fortes, et bien qu’ils soient généralement moins efficaces que les abeilles, ils jouent toujours un rôle important. Les coléoptères se nourrissent de pollen et de tissus floraux et pollinisent souvent de grandes fleurs en forme de coupe, tandis que les guêpes contribuent occasionnellement, bien qu’elles soient moins spécialisées.
En France et dans la plupart des régions tempérées, les insectes dominent la pollinisation, les oiseaux, les chauves-souris et les petits mammifères jouant des rôles mineurs. Les pollinisateurs sont essentiels car sans eux, une grande proportion de plantes à fleurs et de cultures mondiales verraient leur reproduction réduite, menaçant à la fois la biodiversité et la production alimentaire.
Écosystèmes : Abeilles et Papillons

En France, les pollinisateurs sont principalement des insectes, y compris les abeilles domestiques, les abeilles sauvages, les bourdons, les papillons, les papillons de nuit, les syrphes et les coléoptères. Ces petits travailleurs sont essentiels tant pour les écosystèmes naturels que pour l’agriculture, soutenant la reproduction des fleurs sauvages et facilitant la production de fruits, légumes, noix et graines.
Les estimations suggèrent qu’environ 72 % des plantes cultivées en France dépendent de la pollinisation par les insectes, et la valeur économique des services de pollinisation est mesurée en milliards d’euros chaque année. Bien que les abeilles domestiques reçoivent beaucoup d’attention, la majorité de la pollinisation est effectuée par des insectes sauvages non gérés.
Le pays abrite environ 1 000 espèces d’abeilles sauvages, avec des milliers d’autres espèces d’insectes contribuant également.
Malheureusement, les pollinisateurs en France font face à des menaces importantes, notamment la perte d’habitat due à l’intensification agricole et à l’expansion urbaine, l’exposition aux pesticides et le changement climatique, qui peut perturber le calendrier de floraison et l’activité des pollinisateurs.
Les évaluations de conservation indiquent qu’environ une espèce d’abeille ou de papillon sur dix est considérée comme menacée d’extinction. Pour contrer ce déclin, la France a mis en œuvre le Plan National en faveur des Insectes Pollinisateurs et de la Pollinisation (2021–2026), qui vise à protéger les habitats, fournir des ressources florales continues et soutenir à la fois les pollinisateurs sauvages et gérés.
Pollinisateurs + L'Agriculture
La survie de près de 90 % des plantes à fleurs dans le monde dépend, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes. De plus, plus de 70 % des cultures, y compris presque tous les arbres fruitiers, légumes, oléagineux et épices, ainsi que le café et le cacao, dépendent partiellement ou totalement de la pollinisation animale, représentant 35 % du tonnage des aliments que nous consommons.
Cette dépendance existe pour la production de fruits (tomates, courges, arbres fruitiers, etc.) et pour la production de graines (carottes, oignons, etc.).
Elle concerne la majorité des espèces produisant des denrées alimentaires de grande valeur, à l’exception de certaines cultures qui ne dépendent pas des insectes, comme le blé, le maïs et le riz.
L’Ingrédient Principal : Nectar

Borago officinalis
Le nectar est bien plus qu’une simple friandise sucrée ; c’est un mélange complexe regorgeant d’acides aminés, de composés psychoactifs naturels et, bien sûr, de sucre.
Cette composition complexe a donné naissance au domaine fascinant de la mycologie du nectar floral, où les chercheurs étudient les rôles et les effets des levures floricoles (cela signifie « vivant dans les fleurs » !!) — des microbes qui vivent dans les fleurs. Ces levures influencent profondément le comportement des pollinisateurs.
Les abeilles et les mouches sont particulièrement attirées par le nectar contenant des levures, et les scientifiques ont proposé plusieurs explications à cette préférence : les levures peuvent améliorer l’odeur du nectar, augmenter légèrement sa température et même le fermenter en faibles niveaux d’alcool, ce qui peut avoir des effets bénéfiques subtils sur la santé des pollinisateurs.
Among the many yeast species that inhabit nectar, the aromatic Metschnikowia reukaufii Parmi les nombreuses espèces de levures présentes dans le nectar, Metschnikowia reukaufii, aromatique, se distingue. Fait remarquable, cette même levure a suscité l’intérêt des amateurs de bière. Les brasseurs l’ont isolée, ont expérimenté avec elle dans la production de bière, et elle est même disponible commercialement pour le brassage à domicile. Aux États-Unis, vous pouvez même l’acheter en ligne pour commencer votre propre brassin ! > White Labs White Labs
Cette convergence frappante entre écologie et ingéniosité humaine montre comment les communautés microscopiques vivant dans les fleurs peuvent influencer non seulement la santé des pollinisateurs mais aussi notre créativité culinaire, reliant les mondes de la science, de l’agriculture et de la gastronomie de manière extraordinaire.
Écosystèmes en Ville

Changement Climatique : Impacts sur les Pollinisateurs
L’impact du changement climatique sur ces relations et rituels ne peut être sous-estimé.
Les résultats scientifiques, tirés des dernières recherches disponibles du Mediterranean Assessment Report (MAR1), présentés par le Prof. Bou Dagher Kharrat, aux côtés de Grammenos Mastrojeni, Secrétaire Général Adjoint Senior de l’Union pour la Méditerranée (UfM), confirment que la Méditerranée est un point chaud climatique mondial. Les températures moyennes dans la région ont déjà augmenté d’environ +1,5 °C, avec des projections pouvant atteindre +5,6 °C d’ici 2100. Les précipitations devraient diminuer de 10 à 30 %, augmentant la pression sur l’agriculture, les systèmes énergétiques et les infrastructures urbaines. La vulnérabilité côtière est particulièrement aiguë : le niveau de la mer augmente de 2,8 mm par an, et une hausse d’un mètre d’ici la fin du siècle pourrait redessiner le littoral méditerranéen, menaçant des villes telles qu’Alexandrie, Venise, Barcelone, Tunis et Izmir. Jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être confrontées à un déplacement permanent si les tendances actuelles persistent.
Experts Méditerranéens sur le Climat et le Changement Environnemental (MedECC)
« Soit nous décidons de changer par choix, ensemble, soit le changement nous sera imposé par la tragédie. »
André Corrêa do Lago, président de la COP 30
Ces chiffres sont effrayants, et une grande partie de ce qui se passe peut sembler hors de portée pour des individus comme vous ou moi. Pourtant, même de petits gestes comptent. Gardez ces informations en tête, et commençons à planter — car chaque graine semée est un pas vers un avenir plus sain et plus résilient. Voici une citation pour nous motiver :
Il est essentiel de proposer des solutions appropriées. Parmi les solutions déjà mises en œuvre, on peut citer la réduction ou l’abandon de l’utilisation des pesticides, comme cela se fait dans certaines zones urbaines, le développement de bandes fleuries ou de bordures de routes offrant des ressources alimentaires aux pollinisateurs, et la construction d’hôtels à abeilles qui offrent des sites de nidification pour les abeilles solitaires.
Colin Fontaine, Chercheur au Muséum d’Histoire Naturelle
Paris
Biodiversité : À mesure que les villes deviennent plus denses, plus encombrées, remplies de métal et de plastique, Paris a décidé de prendre une position forte pour la biodiversité, en développant des programmes communaux et municipaux pour remettre le vert au premier plan 🙂
Échange de Graines à Paris : Pour nos amis vivant à Paris, il y a une excellente nouvelle ! Toutes les librairies locales sont devenues des points d’échange de graines, vous pouvez donc découvrir de nouvelles variétés et échanger vos graines.
Jardins à Paris :Soutenue par les pouvoirs publics locaux, l’initiative a déjà pris racine. Les habitants jardinent dans les rues, sur les toits, les balcons, prenant possession de chaque centimètre disponible pour ramener le vert.
Calendrier des activités :Chaque mois, la ville de Paris propose différentes activités autour de la biodiversité, de l’écologie, du jardinage, de la permaculture, des pollinisateurs et des oiseaux qui sont incroyables.
Europe- Wide : The Urban Plans + Europe entière : Le projet Urban Plans+ est vraiment passionnant, mélangeant architecture paysagère et nature pour former des écosystèmes résilients dans lesquels les humains et la technologie ne s’opposent pas aux plantes et à la nature mais en font partie visible. Au-delà du pouvoir de régénérer les écosystèmes et de recréer des espaces où les pollinisateurs peuvent prospérer, c’est aussi un message symbolique puissant : nous faisons intrinsèquement partie de la nature, et oublier cela nous éloigne de ce qui fait de nous des humains.
Et plus de plantes, c’est toujours mieux 🙂
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